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Markhabo, une étudiante militante

Photo de Janet En tant que militante sur les questions d'hygiène au sein de sa petite école rurale au Tadjikistan, Markhabo, âgée de 16 ans, avaint honte que sa famille n'ait pas de toilette à chasse d'eau. Sa mère travaille dans une ferme collective et son père est chauffeur de taxi saisonnier en Russie, le pays voisin. Avec leurs salaires, ils n'auraient jamais les moyens de s'offrir des toilettes à chasse d'eau. Néanmoins, Markhabo a réussi à convaincre ses parents de refaire leur toilette de façon plus hygiénique.

Le militantisme de Markhabo Alizoda se déploie au-delà de son domicile. Cette jeune fille intelligente et gaie défend également l'eau et l'hygiène au sein de sa communauté.

Grâce à un projet au Tajikistan du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (l'UNICEF) l'école de Markhabo est à l'avant-garde de l'enseignement sur l'hygiène, l'eau et l'assainissement. L'UNICEF compte, par le biais de ce projet, faire de l'hygiène à l'école un modèle pour la communauté. Le Fonds pense que les élèves pourront tirer partie des leçons et les partager avec leurs familles. Markhabo et beaucoup d'autres étudiants Tadjiks enthousiastes ont connu beaucoup de succès dans leur entreprise.

Markhabo est très active auprès du club de son école « L'eau et l'hygiène », en plus de ses activités au sein de la troupe théâtrale. Ce groupe d'étudiants bénévoles s'est engagé à éduquer leurs camarades et leur communauté sur les façons d'améliorer, à bas prix, l'assainissement, les latrines et l'hygiène de l'école.

Ils inspectent également les toilettes de l'école, font des exposés au sein de leur communauté et éduquent les plus jeunes. L'un des buts principaux du club est de s'assurer que les toilettes de l'école soient hygiéniques. Les toilettes ont été récemment converties de latrines simples en toilettes à chasse d'eau.

Au Tadjikistan, et dans une grande partie du monde en développement, les latrines sont des foyers à bactéries et à maladies. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'évacuation insuffisante des excréments humains et des eaux usées est à l'origine d'un certains nombre de maladies, telles que le choléra, la typhoïde et l'hépatite infectieuse. La conversion de latrines est simple et bon marché et peut considérablement réduire la propagation des bactéries. « Si nous employons les latrines correctement, nous pouvons facilement éviter beaucoup d'infections et être en bonne santé afin de mieux étudier », explique Markhabo.

Le club « L'eau et l'hygiène » a également organisé une session de formation pour les maçons locaux et autres villageois sur la façon de construire des latrines plus hygiéniques. Ils ont utilisé comme modèle d'installation celui des latrines de leur école.

« J'étais très contente de la formation qui a eu lieu dans notre village », indique Markhabo. Bien que ses parents, qui travaillaient, n'aient pas pu y assister, elle les a convaincu d'améliorer leur propre toilette après cette session. « Nous avons creusé un nouveau puits, un système d'ouverture et de fermeture et une plateforme en ciment », explique Markhabo. « Les nouvelles latrines sont mieux que les anciennes. Il n'y a pas d'odeur et elle sont toujours propres. »

Grâce à la participation du groupe de son école au projet de l'UNICEF, Markhabo a également pu voyager. Elle a participé à beaucoup de forum régionaux et internationaux sur les questions liées à l'eau, y compris à une table ronde à Oxford, en Angleterre, en 2005 sur le thème de l'hygiène publique et l'hygiène à l'école.

Le programme d'hygiène de l'école de Markhabo est un véritable succès. Il a permis d'améliorer l'hygiène dans son école et dans la communauté. De surcroît, il a permit à une jeune fille de faire avancer les choses au sein de son village.


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